lundi 28 janvier 2008
Fruits et légumes en Sicile
Du vert, du rouge, du croquant, du bien cuit, des petits légumes à la vapeur ou en papillotes, voii ce qui est possible tous les jours en Italie, pour une simple et bonne raison: c'est pas très cher!!
En effet, dans ma ville il existe un moyen rapide, sain et pas cher du tout. Un tas de vendeurs est présent sur le bord de la route, à chaque carrefour ou sur les grands boulevards. Avec des charrettes, ou dans le coffre des voitures arrêtées sur le bas côté, un choix immense de fruits et légumes. Et moi qui suis très attentive à l'hygiène d'habitude, je n'étais pas très chaude. Et pourtant!!!! J'avais tort, parce qu'au contraire ils viennent direct des champs alentours...plus frais que cela tu meurs!!!
Les prix? C'est là la méga bonne nouvelle: on paie pas au kilo, mais au sac plastique... ok je vous l'accorde c'est une unité de mesure un peu particulière, mais tellement en faveur du client. J'explique. On achète un sac plastique de courgettes, d'aubergines ou de pommes de terre. Le prix est affiché en gros, au feutre, sur une affiche de carton. 3 euros en moyenne. Le tout pour environ 3 kilos!!! Je me souviens par exemple qu'en novembre j'avais envie d'artichauds.
Je croise un vendeur, négocie 11 au lieu de 10, pour 4.50 euros!! En France, il faut débourser 90 cts pour un, l'arnaque! Idem pour les avocats. Moi je les paie 3 euros pour plus d'une dizaine. Faites le compte. Non pas que je dise qu'il fasse se faire livrer les primeurs via poste ou avion, en provenance de ma chère Ile.
C'est juste sympa de comparer ce qu'on voit :)
samedi 15 décembre 2007
Le dessert de Noel
Il faut toujours essayer de s'adapter au maximum quand on vit dans un autre pays que le sien. Apprendre la langue le plus vite possible, se créer des amis du coin, écouter la musique du pays, écouter la radio, lire les journaux etc...pas toujours super facile de prime abord ou guère intéressant!! mais s'il y a bien un domaine pour lequel je n'ai pas eu de grosses difficultés à m'insérer c'est bien la gastronomie italienne.
Bien sûr, comme 90% de la population j'aime les pâtes. Et aussi le poisson, la pizza, mais l'Italie a des trésors de gateaux et de petites douceurs pour lesquelles j'ai immédiatement fondu...ainsi je vous en cite une. Une bombe de calories que la tradition de Noel nous offre, généreuse :) LE PANETTONE
Il en existe de toutes sortes, au chocolat, à la chantilly, aux fruits confis, au Grand Marnier, au limoncello, aux profiteroles etc..., mais le plus traditionnel reste le pandoro, mélange de farine, oeufs, levure et sucre, qui a une texture à se damner...et qu'on saupoudre on non de sucre glace.
Pour preuve de mon envie de m'intégrer et de passer un Noel en bonne Française en Italie:
Vous noterez ma bonne volonté, on ne peut pas dire que je rechigne à la tâche, hein??
mardi 20 novembre 2007
Ils sont beaux mes légumes, il est frais mon poisson...
Le mardi à Gela, la ville s'éveille aux cris des marchands et aux murmures de la foule qui croissent doucement jusqu'à devenir un brouhaha assourdissant vers 10 heures du matin. C'est le jour du marché. Toute la semaines les femmes ne font qu'en parler, elles attendent leur "fiera" et son lot de bonnes affaires, stands bondés et victuailles exposées au milieu d'une foule qui piétine.
Dès 7 heures du matin, les premières à fouler de leurs petits pieds les rues de la ville sont les retraitées, déjà pomponnées et habillées, parées de leurs paniers en osier ou cabas à roulettes. Elles connaissent comme leurs poches tous les marchands et aiment à se retrouver par petits groupes pour se raconter leurs anedotes. J'aime cette population de petites vieilles, terme affectueux. Ensuite, apparaissent les mamans et femmes aux foyers, parfois accompagnées de leur progéniture braillante et capricieuse, et je ne me lasse pas de voir les astuces qu'ont adopté les gamins pour se faire offrir telle ou telle nouveauté et avoir le dessus sur leur maman. Incroyable mais vrai, jamais je n'ai vu autant de gosses mal éduqués. Non pas que je jette la faute sur les mamans italiennes, mais force est de constater que les enfants d'aujourd'hui ne sont plus ceux d'avant. Ainsi, au marché le matin, les chips et bonbons ont remplacé les fruits et les jus d'oranges dans les mains des enfants les plus jeunes. J'aime entendre aussi les cris des vendeurs, les bonimenteurs, le marchand de café qui hurle ses prix et vante les mérites de sa nouveauté, qui débarque des champs brésiliens, j'aime sentir le pouls de la vie ici, les commentaires des femmes qui regardent 5 mascaras sans jamais en acheter un car trop cher, les jeunes filles qui avant d'aller à l'école se font une ballade au marché, et chipent en passant une ombre à paupières devant le regard mauvais des autres vendeurs, épargnés cette fois, les odeurs des stands de nourriture où les épices flirtent avec les légumes, les fruits dorment près des olives, les jambons embaument l'air, et le jeune vendeur de café et boissons fraiches se fraie un passage en vociférant, et bouscule quiconque lui barre le passage.
J'adore le marché, même si moi je n'y arrive que vers 10h30, et que j'y trouve toujours une foule incroyable. On y trouve de tout et les prix sont toujours revus à la baisse, quiconque ne négocie pas l'article convoité est un touriste!!! Ainsi les bananes et les T shirts sont sans cesse marchandées et l'art de négocier consiste à poser un tas de questions sur un ton indifférent, et au moment où le prix est énoncé, dégainer une moue boudeuse et s'éloigner doucement, jusqu'à ce que le vendeur nous rappelle...j'aime ce sport!!!
Je pourrais parler des heures du marché de Gela. Il est immense et on n'a jamais le temps de tout voir, il en reste par conséquent pour les semaines à suivre. Je vous mets quelques photos du marché en album. Comment sont les marchés chez vous, vous y allez souvent??
dimanche 4 novembre 2007
Le village endormi
Les premiers jours de Novembre, la place principale de la ville se vide et laisse place aux colombes et aux pigeons. Toutes les familles se rendent aux cimetières de la ville, qui en compte deux, à deux extrémités de Gela.
Ayant travaillé aussi bien jeudi que vendredi dernier, je n'ai pas accompagné ma belle famille dans cette démarche de recueil. Par contre, ce matin, Fabio, Alba et moi sommes à notre tour allés nous rendre sur les tombes de sa famille. Grands parents, oncle et autres membres de la famille ont ainsi été salués dignement. Je n'ai jamais aimé les cimetières, tristes et empreints de mélancolie et souvenirs du temps passé, c'est pour cela que je les appelle les villages endormis; en effet, toute une population s'y trouve: des vieillards, des enfants arrachés à la vie avant d'avoir pu en gouter les délices, des mères de familles, des hommes sains happés par les douleurs de la vie, et un tas incroyables de personnes qui manquent toujours à leurs êtres chers.
Ce matin donc, nous nous rendons au cimetière et j'avais mon numérique en poche, loin de vouloir faire de beaux clichés, je voulais juste en prendre la dimension, et vous montrer comme celui ci est à la fois beau et triste, humain et si froid en même temps. Sans doute, vais -je échouer car les photos ne sont pas les plus belles, et je les ai prises en vitesse, pour ne pas froisser la sensibilité des personnes venues en pleurs quelque fois, ou tout simplement humbles et résignés.

Je ne pense pas à ma mort, mais aussi loin que je me souvienne je suis contre la crémation, pour des raisons personnelles, et je souhaite avoir une tombe en terre, avec quelques rares plaques et fleurs (pas gai ce post), et à Gela, c'est quasi mission impossible: toutes les tombes sont en hauteur, voir photos) et il arrive que les proches ne puissent presque pas s'en approcher car les tombes sont trop hautes, et inaccessibles.
Première interrogation: pourquoi mettre les corps les uns sur les autres, avec en tout et pour tout, 1 m2
Deuxième interrogation: pourquoi les époux ne sont pas toujours ensemble, après une vie passe à deux, pourquoi être séparés dans la mort ?? Bien entendu, nous avons le temps d’y penser, mais si vraiment je fais ma vie ici, et avec lui, je ne souhaite pas être seule…
Il n’en reste pas moins que ce cimetière est beau et les allées sont bien entretenues, mieux que les rues du centre, et toutes les fleurs mises sur chaque tombe rendent un bel hommage aux défunts, dommage que ce ne soit qu’un jour par an L
samedi 13 octobre 2007
le nouveau code de la route
J'ai à mon actif 7 ans de permis, et un passé de commerciale terrain de deux ans pour une boite de bâches de protection qui m'a fait faire le tour de France au volant de ma Clio commerciale, c'est vous dire que je n'ai pas peur de conduire et que je sais parfaitement maitriser mon véhicule, sur autoroutes, en campagne, en ville etc...Et pourtant j'évite un maximum de prendre la voiture depuis que je vis à Gela, soit depuis quelques mois. Pourquoi? C'est simple: conduire ici m'angoisse. Passe encore faire les trajets pendulaires pour mon job de réceptionniste de mai à juillet, il n'y avait pas foule sur les routes vu mes horaires de dingues, mais conduire est une épreuve à laquelle je ne me soumets qu'en cas de force majeure.
Dès 7h30, les rues débordent de voitures, les gens se garent en double, voire triple file (!!!), devant chaque bar des personnes sont agglutinées dehors et discutent comme si de rien n'était et croyez moi on se croirait durant la transhumance. Les scooters si pratiques deviennent des menaces, parce qu'il en déboule de partout, droite, gauche, sans clignotant. Les jeunes qui les pilotent- c'est bien le mot- ne connaissent pas le sens des mots : priorité, stop, céedez le passage. La vie est une jungle, pour les piétons et les conducteurs.
Pour ne vous citer qu'un exemple, dans ma rue il y a trois stop consécutifs, sur des rues perpendiculaires, eh bien personne ne les respecte, et celui qui y arrive pousse un grand coup de klaxon pour annoncer sa venue, et ne ralentis que 3 fois sur 10, le reste du temps il pense que son signal sonore suffit à lui éviter l'arrêt pourtant obligatoire. Dingue à voir!! Je me demande comment plus de gens ne meurent pas sur les routes, la réponse est sans doute que TOUS conduisent ainsi, et je ne veux pas être celle qui perturbe cet équilibre précaire, donc je suis plus piéton qu'automobiliste. :)
Les feux ne fonctionnent pas, c'est à qui passe le premier, sans règle de la priorité à droite, même ma belle mère conduit ainsi, elle vocifère si on ne la laisse pas passer, alors qu'elle conduit strictement comme eux, ni personne âgée, ni enfant n'a d'excuses ici. Les feux pour piétons n'existent pas, il m'a fallu quelques semaines pour m'en rendre compte, alors que dans ma ville d'avant les feux sont équipés d'avertissement pour les aveugles. Gela a un retard à ce niveau de 25 ans je pense. Et personne ne semble intéressé au problème: quand j'en parle, on hausse les épaules et on se contente d'un "On n'est pas en France, c'est certain!". Ce qui a le don de m'énerver.
Et encore je n'évoque pas les soucis liés au manque de places de parking, et les démarrages en côtes que je ne maitrise pas, faute de pratique. A Dunkerque, les rues sont sans dénivellés, et le frein à main ne me sert qu'à l'arrêt!!! Vraiment, j'aime cette nouvelle vie, sans points communs avec celle d'avant mais toutes cs tracasseries me laissent un gout amer, vais-je devoir m'adapter à ce nouveau code de la route, ou dois-je rester l'OVNI que je représente sur la route??
vendredi 12 octobre 2007
Je ne reconnais plus personne...en Vespa
Posséder une voiture à Gela est une perte de temps, et une perte d'argent. Les rues du centre ville sont constamment congestionnées et se garer relève du parcours du combattant.
Je m'explique: je ne sais pas si le permis a une valeur ici, mais à mon humble avis, soit il est offert avec les oeufs Kinder, soit il est acheté et est un faux...je ne peux penser que quiconque roule en ville possède le fameux papier rose, et a par conséquent suivi des cours de conduite en auto école!! A les voir rouler comme des dingues, ne respectant ni les feux, ni les stop, ni les limitations de vitesse, ni enfin les règles élémentaires de politesse et courtoisie, j'ai l'impression d'être dans un autre monde.
Je m'étendrais davantage sur ce sujet ce week end, quand j'aurais un peu plus de temps devant moi, mais une chose est sure: vous allez halluciner, y compris les Parisiens qui suivent mon blog.
La solution est donc à Gela de se procurer un scooter, et ma belle famille a ainsi investi dans une belle Vespa pour ma belle soeur qui a 16 ans. Rapide, simple, facile à manoeuvrer c'est le moyen de locomotion idéal. Mon problème, c'est que je n'ai jamais tenté de le conduire, je me contente donc d'un rôle de passager, et cheveux au vent, je me rends où bon me semble. Incroyable mais vrai, je ne suis jamais monté derrière un scooter avant 27 ans 1/2, et j'avoue que j'adoooooooooore!!!!!
Ainsi, vers 16h15, on sort de la maison, une fois la Vespa sortie du garage et Alba m'accompagne au boulot quand elle le peut (après les copines, les devoirs, MTV...bref ses occupations). Je m'accroche à elle, et défilent voitures, bouchons, rares piétons à cette heure, et magasins qui ouvrent leurs portes. C'est pas mal de faire l'italienne sur ma monture :)
vendredi 5 octobre 2007
Bonne comme du bon pain
Bon, ok ici la pizza est délicieuse et pas chère, comptez 4.50 euros pour une Marguerite qui convient aisément à une personne, ok les pâtes sont exquises et d'une variété sans fin, mais que ne donnerais-je pas pour pouvoir le matin me régaler d'une baguette tendre et chaude, qui croustille, qui fait du bruit, qui sent bon le pain et qui me rappelle mes souvenirs encore récents de ma vie en France. Ahhhhhh j'en rêve!!
A tel point que je suis prête à investir dans une machine à pain, bien disponible pour me retrousser les manches et jeter pêle mêle eau, farine, levure, sel et autres ingrédients...et voir sortir après cuisson une merveille que je pourrais savourer avec mon Homme et ma progéniture -quand le moment sera venu-. Vous ne savez pas la chance que vous avez d'avoir une boulangerie proche de chez vous qui vous offre contre quelques opièces un pain chaud, ou une simple baguette!! Je ne me rendais pas compte comme ces petits bonheurs peuvent me manquer de temps en temps. 
A Gela, nous avons du pain nous aussi, faut pas croire mais pour n'être jamais entrée dans une boulangerie, je vous jure, je réalise maintenant comme cela fait longtemps, je suis bien forcée de manger celui qu'achètent mes beaux parents: il est trop cuit, dur, et n'a pas un gout fameux... snifffffffffff vous dis-je. Il existe bien les paninis, sorte de pains français petits modèles, qui sont tendres mais je ne sais pas pourquoi ils ne font pas croc sous la dent , et ne me tentent pas, même pas le matin, moi qui adore les petits déjeuners.
Non, décidément, les viennoiseries françaises et le pain de chez moi, n'ont rien à voir avec ici, un pain au chocolat ou un croissant sont introuvables, le chausson aux pommes "hein!?? qu'est ce que c'est??!", et ma soeur qui est en Espagne vit le même problème. Pauvres de nous!
Au fait, chez vous combien coute une baguette? Et un pain?
Essentiel le bidet???
Pour faire suite à mon article de cette semaine sur les Français et leur réputation, je vous raconte une anecdote qui m'est arrivée il y a quelques semaines. Repas avec mes beaux parents, puis au détour de la conversation nous abordons le sujet de l'hygiène de mes chers compatriotes. En réalitè, je ne me souviens plus comment la conversation a glissé en terrain miné... :)
Oui, nous les Français nous avons parfois aussi plusieurs salles de bains, et chez mes parents c'est bien pensé parce que les WC sont séparés des SDB et qu'ainsi personne ne gêne personne (bon avouons que le débat n'est pas des plus élevés...mais c'était un dimanche!), et voilà que soudain on se met à parler du bidet, ce truc en faience qui accompagne ici chaque WC sans exception. 
Non, mes parents, mes oncles et tantes, mes cousines, n'en ont pas et ce sont pourtant des gens plus que respectables. Stupeur à table!!! Je vois bien dans le regard de mon homme que c'est mieux de laisser tomber mais trop tard, le sujet est lancé... En Italie, le bidet est présent dans toutes les salles de bains et n'allez pas chatouiller l'Italien sur l'intérêt de ce dernier.
Après chaque besoin (hic!), les Italiens se lavent grace au bidet et ils ne comprennent pas que nous ne n'ayons pas honte de ne pas l'utiliser nous aussi. Il y a toujours une serviette propre, voire celle prévue pour les invités !!!, du savon sans savon à disposition. Moi, qui n'ai pas grandi avec cette habitude, je le trouve bien mignon moi ce bidet qui est tantôt carré, tantôt rond selon la salle de bains, mais pas forcément ESSENTIEL. J'ai bien le vague souvenir que la mode en France, pour les intérieurs, prône son retour mais plus pour faire "genre". Et vous, vous en pensez quoi? Bidet ou pas??
Moi je le trouve bien pratique pour le cas où je souhaite me faire une bonne pédicure, alors là oui je l'apprécie ce bidet, je le remplis d'eau chaude, de mousse et je laisse barboter mes petits petons sans me plier en quinze ou remplir la baignoire. A part cela, bof sans conviction.
Mes beaux parents dormiront sur leurs deux oreilles étant donné que dans notre future maison, nous avons opté pour deux beaux bidets, un dans chaque SDB, et que j'ai pris un air convaincu en disant que "définitivement oui c'était super important de l'utiliser" ...blablabla.
Je me rend bien compte que ce post n'est pas des plus intellectuels mais je voulais vous faire part de cette autre différence que je note ici, chaque jour. Au moins l'idée est celle-ci!
lundi 1 octobre 2007
Les Français ont sale réputation
Allons, enfants de la patrie, iiiiiiiiiieeeeeeee.... je suis fière d'être Française, et bien que vivant dans un pays qui nous a soufflé la Coupe
Ce constat une fois fait, je m'en vais pourtant vous raconter toutes les idées reçues que j'entends ou ai entendu depuis mon arrivée ici, 13 mois plus tôt. On en prend plein notre grade!!! Attention, n'ayez pas de doute, je suis là pour répondre et restaurer la vérité, mais tout de même....ça fait mal.
Morceaux choisis: nous sommes fiers, voire arrogants, nous sommes sales, nous ne nous lavons pas tous les jours (là, je n'ai pas avoué que selon un sondage français 10% des Français ne se lavent pas tous les jours!!), nous sommes bêtes, peu éduqués, les filles sont volages, peu réticentes à un rapport par ci par là, en gros la Française
Comprenez, que des fois, j'enrage et je bouillonne, mais je reste stoique, les gens parlent sans savoir, et puis si mon Homme m'a choisie je ne dois pas être si atroce que cela, non???
jeudi 13 septembre 2007
SORTEZ COUVERTS
Hier soir, nous sommes allés faire un tour à pied du côté de la Machitella
Ballade main dans la main, quand je croise du regard un distributeur de préservatifs, dans l'angle d'un mur, dans la rue parallèle à l'aire de jeux. Première réflexion: "Chouette, c'est une super idée ce distributeur!!", précisons aussi que le soir vers 23 heures la zone est littéralement envahie de jeunes, de 15 à 30 ans, et que y circuler à pieds y est même parfois difficile....c'est vous dire comme je trouve bien placé ce distributeur, proche de sa cible de clientèle.
Pourtant, un doute me prend. Les jeunes y vont-ils s'approvisionner ou n'osent-ils pas?? Et de penser à ce que moi je ferais. Certes, l'acheteur potentiel est à l'abri des regards et donc ne devrait pas être gêné, et en plus, il fait un geste très bien réfléchi et sage en se protégeant, mais les jeunes osent-ils encore acheter des préservatifs??
Ma question peut sembler bête pour certains, mais tout de même j'y pense et je me demande si ce distributeur sert à quelque chose. Je crois encore que certains lorsqu'ils achètent de quoi se protéger le font regard baisé, yeux au qui-vive, en ayant peur de se faire voir, de montrer à qui veut le voir leurs projets pour la soirée, ou le week end, parce qu'ici non pas que la sexualité soit taboue, mais il régne une telle hypocrisie sur les relations sexuelles des couples que pour moi, c'est presque rageant. J'explique: les amis que nous avons qui sont en couple ne peuvent ABSOLUMENT PAS dormir ensemble, sauf vacances ou cas de force majeure, genre un mariage assez éloigné de la maison et hop voici une excuse pour louer une chambre ( faudrait pas rentrer en voiture trop fatigués...).
Ce qui laisse à dire que non non ils ne couchent pas ensemble, ils sont purs eux, attendent bien sagement le mariage...quand je sais moi, que la question la plus lancinante ici est : où faire crac crac, la voiture restant la meilleure option....je bénis ma belle mère qui m'héberge ici depuis des mois sans broncher et qui bien sùr nous laisse dormir ensemble, tous les soirs!!!!!
Je reprends donc l'argument principal: les jeunes osent-ils acheter des préservatifs dans la rue, ou ont-ils trop honte ou peur du jugement pour franchir le pas??
Honnêtement, j'ai bien une petite idée sur la question, je vous en ferai part après vérification. Affaire à suivre !















